Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS)

Cadre national

La loi du 4 juillet 2001 prévoit que le service public d'éducation organise au moins trois séances annuelles sur les questions de la vie affective, relationnelle et sexuelle, de l'école maternelle au lycée.

Ses objectifs sont notamment de :

  • permettre aux enfants et adolescents à mieux connaître leur corps,

  • favoriser la construction de relations respectueuses,

  • les aider à comprendre leurs droits.

L'EVARS pour les jeunes en situation de handicap

Ces enjeux concernent tous les publics, y compris les jeunes en situation de handicap, souvent confrontés à des vulnérabilités spécifiques.

Pour eux, les difficultés se cumulent : des outils encore peu adaptés, un accès inégal à une information claire et compréhensible, et un besoin de renforcer l’accompagnement des familles et des équipes éducatives sur ces sujets.

Une enquête auprès des établissements bretons

Le centre ressource Intimagir Bretagne a réalisé une enquête régionale afin de mieux comprendre les besoins en matière d’accompagnement à la vie intime, affective et sexuelle des jeunes en situation de handicap.

Entre juillet et décembre 2024, 46 établissements et services sociaux et médico-sociaux ont répondu, soit 33 % des structures ciblées en Bretagne.

Les répondants sont majoritairement des IME, mais l'ensemble des types de structures (SESSAD, ITEP, IEM) est représenté. Les jeunes accompagnés présentent principalement des troubles du spectre de l'autisme, des troubles psychiques ou des troubles du développement intellectuel, souvent associés.

Résultats de l'enquête

Suivi gynécologique

Le suivi gynécologique est peu réalisé. Seulement 9 % des structures déclarent que plus de la moitié des jeunes filles en bénéficie. Plusieurs facteurs sont évoqués : absence de demande identifiée, suivi reposant principalement sur l'initiative des familles, difficulté d'orientation vers des professionnels formés.

Actions d'accompagnement à la VIAS

La majorité des structures a mis en place des actions d'accompagnement à la vie affective et sexuelle. Dans les IME, 89 % ont développé des ateliers ou des entretiens individuels. Les SESSAD, ITEP et IEM proposent également des actions, souvent sous forme d'entretiens individualisés.

Ces initiatives sont souvent contraintes par le manque de temps, de formation et d'outils adaptés.

Enjeux prioritaires

Le consentement est identifié comme un enjeu prioritaire, devant les questions relatives aux relations,
à la connaissance du corps et à la sexualité. Les professionnels décrivent des jeunes parfois vulnérables, confrontés à des difficultés de compréhension et à un accès inégal à une information claire et fiable (notamment via Internet et les réseaux sociaux).

La plupart des répondants se déclarent favorables à la mise en place d'actions supplémentaires, principalement sous forme d'ateliers.

Pour en savoir plus

Consulter le rapport de l'enquête « Accompagnement des jeunes en situation de handicap en structure médico-sociale à la vie intime, affective et sexuelle »

Consulter la page dédiée sur le site internet Intimagir Bretagne

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